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les fondements de "ma psychanalyse"

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En quoi Le Complexe de l’Arbre / L'Arbre Réel / HUMA  est-il un ouvrage psychanalytique ? En quoi la psychanalyse contribue-t-elle à son éclairage ? En complément, ou à l’inverse des autres “lectures” possibles, en quoi le rôle de la psychanalyse est-il ici prééminent, voire exclusif ? En quoi définit-elle particulièrement ce lieu de la Quadris’k’elle—doublement certain et incertain, qu’est l’Oméga au milieu ? En quoi est-ce ici possiblement une “nouvelle psychanalyse” ? 1) un millefeuille abyssal  Plus on descend dans l’inconscient, plus l’amour de l’autre “peut” pour nous.  Plus l’analyse ausculte le terrain, plus elle s’enfonce géologiquement dans les couches superposées de la psyché. Il y a l’histoire dite—spontanément racontée, et puis “les secrets” du dessous, connus et inconnus. D’ailleurs, c’est quand on ne sait pas / plus que tout advient ! C’est quand on laisse glisser le non-sens, quand on laisse s’immiscer la folie, que “le nouveau” se manifeste et réalise le sens

"chat" et vacuité - sunya'chat

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Blue Faun. Un drôle d'article en perspective. Connaissez-vous les chats ? Leur nature, leur mystère ? Leurs épouvantes et leurs voluptés ? Non ?... Je vais vous en parler. Un chat, tout d'abord, le plus souvent, en appartement, c'est toqué. Les TOCs, vous connaissez. Ici, ce sont des routines de réassurance sur des territoires conquis, des habitus acquis, des excitations attendues, des jouissances connues. Un chat se rassure et se lance des bravades : il se calme en ronronnant, se défie lui-même en s'hérissant, s'étourdit en grondant et en crachant. Un chat fondamentalement joue le temps, expérimente l'espace, ouvre et gesticule la vie en toutes ses possibilités ; et un chat égotiquement resserre ses possessions, ficelle et affirme ses connaissances, retrace sa géographie, re-parcourt ses propres foulées. Mobile, agile et audacieux, plastique et gracieux, un chat se mire dans lui-même pour sa propre satisfaction immédiate, fière et facile. Tendre, chaud et félin

quand on abuse de "la création"...

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 ... c'est qu'on est pressé d'en finir : que les points culminants nous droguent et qu'à force d'y revenir, plus rien n'est satisfaisant. Pressé d'en finir avec le chaos de ce qui jamais n'émerge assez, avec la vie dans ce qu'elle a de plus morne et de plus rugueux. Mais quand on abuse d'un effet de pic, de gouffre ou de vertige, souvent c'est nous-même que l'on abuse. On devient "surnaturel"... au sens où l'on se déplace hors du gîte légitime, hors de la niche structurelle. On souhaite éterniser l'instant : au plus vite le faire revenir et l'étirer jusqu'à n'en plus pouvoir. C'est la définition de l'addiction. Le versant désagréable, angoissant ou morbide bien vite se fait sentir : il est mal-être, sentiment de flottement, d'inertie, de vide ou de désagrégation. Quelque chose de trop arqué soudain se relâche jusqu'à pourrir et se décomposer. Après l'éclat, on vit "mourir" du côt

les brumes

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Les territoires sont vierges. L'aube naissante. Une promesse est annoncée qui ne se profile pas encore. Jamais elle ne viendra. Parce que trop incisive et décisive. Comme la fin. Non infinie, d'où porterait-elle et l'amour et les jours ? Les brumes sans bords, elles, permettent de ne jamais naître. Quand les reliefs sont trop risqués, on les adoucit en ne les affrontant pas. Leur négation les plonge dans l'abstraction. Les voiles sont là. Peut-être chatoyants et lumineux en soi, mais des êtres sans forme, ni mouvement, ni devenir. Je me sens en dynamique contemplative sans mordant. Mes perceptions pourtant sont précises. Volontairement, je floute pour laisser passer le karma. Pour épuiser la force, le danger... et la question. Je ne rebondis pas, mais diffuse ce qui "où donc" s'écoule... Quelque chose accroche mon attention : une rondeur, une moiteur, une candeur... sans chaleur. Un esprit "vide de lui" qui s'adonne aux immersions dans les mo

l'os, le sang, le souffle

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Travail photo. D'où vient le mouvement ? De quel équilibre ?... De quel os et de quel sang ? De quelle solidité et de quelle circulation ? De quelle structure et de quel flux ? L'un me charpente ; l'autre m'anime... Aucun des deux ne m'aura suffi. Il aura fallu que dans le souffle doré je m'élève. Cette colonne solaire me lie dans toutes mes dimensions. Toute entière, je la suis. Sans altérité ? Non, il y a toi. Une sensation médiane qui soulève en moi le sable. Je sens la pluie, mais c'est le vent. L'air est grand ! Une respiration presque chaude et grave comme ta voix. Une aspiration lumineuse comme une illumination. De celles dont je me sais capable quand, seule, j'écoute mes images intérieures. Un monde supraconscient, absolument pas humide, ni foisonnant, ni enfonçant. Une sécheresse comme un râle tiède, un nuage du désert ou une poussière d'étoile. Mes paysages ne sont pourtant pas les tiens. Ensemble, ils s'accompagnent et deviennent.

30 ans

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Techniques Mixtes. Ak Mi (1990-220). Quelques spécimens. Cliquer pour rendre "net". ... de peinture irrégulière. De recherche obstinée. De demande secrète. D'attente communicante. De réceptivité imparfaite. De pénétration extra-sensorielle. De transfert de l'onde à la matière. De captation de l'errance. De récupération dans la forme. De réparation du dé-corporé. De noeud entre l'inconscient et l'apparence. D'alliance entre l'invisible et le visible. De soulagement des deux côtés. Ces multiples apparitions sont des cadeaux. Je leur donne ma force vitale et mon énergie créatrice pour qu'elles se disent et se libèrent en tant que karmas (en)fermés. Quelque chose de l'ordre d'un flux alors me charge et me quitte... Des bouts de passé ; des empreintes symboliques altérées ; des obsessions galvanisées ; des passions re-naturées ; des inscriptions surnaturelles ; des échos d'échos ; des élans venus du futur... Des images. La puissance du r

solitude créatrice

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Travail photo. Tous, nous traversons. Tous, tout-à-fait différemment... la vie. Du célibat au foyer et à la famille, du travail aux passions et aux loisirs, des acquis aux rêves et aux découvertes, des habitudes aux digressions et aux révolutions : un théâtre de l'intime en sursis. Soumis aux aléas qui le saisissent par surprise. Un continuum apparent fait de bulles successives où chacun se définit selon "ses mondes" chéris—tristement obsessionnels ou heureusement créatifs.  La solitude en est un. Pour devenir bénéfique, elle se doit d'être "connectée"—non au sens d'une aliénation aux écrans et aux machines, mais au feu de la présence : un jaillissement comme le craquement d'une allumette, une radiation comme l'écho de l'écho de la Vie dans son éclat et sa continuité, une expansion de l'onde qui inonde la matière jusqu'à dégager de l'énergie. La solitude peut s'accomplir dans l'altérité. "Les autres" peuvent êt

l'inscription

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Techniques mixtes sur papier torchon (76*56 cm) - Ak Mi, 2020. Cliquer sur l'image pour l'agrandir. Un travail automatique. Un de plus... pour que quelque chose s'inscrive, apparaisse... d'indescriptible et de néanmoins inspirant. Une forme à peine naissante se trace d'elle-même depuis l'au-delà. Une esquisse à l'interface d'ici et de là-bas, du visible et de l'invisible. Comme une épreuve inachevée, une forme dé-saturée d'elle-même. Un brouillon maître. L'encre gouachée ruisselle selon les sillons de son eau, la chaleur de sous le papier bouillonne la colle qui, à force de patience, se brunit et se cratérise. La plus pure géologie terrestre à une échelle fractale inférieure. "L'auteur.e", ou ce qu'il en reste, nourrit le chantier et assiste à l'assaut. Les choses se passent sous ses yeux sur-attentifs. La vigilance doit être précise dans le temps ; l'énergie audacieuse, le geste lâché... Les dimensions abordées sont

le thérapeute

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anika mi (février '19) Je me suis déjà présentée sur ce blog. Un texte de 2014, d'il y a donc 5 années de cela. Depuis, l'écriture s'est confirmée dans ma vie. Quotidienne, présente et prospective, foreuse, noueuse ou limpide, porteuse toujours. L'écriture comme une altérité thérapeutique qui chaque jour "met à plat" : récapitule et re-dynamise, ce qui se cherche, ce qui se perd aussi.. . .. Ce chemin est-il vain ? A à moment, se trouve-t-on, sans plus de courant, dans un estuaire ? Quel bénéfice à cette situation ? Si ce n'est la mer : le grand large de la maturité.. . le champ infini de la transmission—celui de la décharge, de l'ouverture et de la dés-identification, autant que celui de la pérennisation ou de la régénération. ... non de soi-même, mais de son legs, de son message ou de son oeuvre. Il y a un moment où le temps pour nous s'écoule dans le sens de l'autre, et où on prend le risque de la dissolution de son noyau per

le dessin, ça peut être "automatique"...

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Mes dessins ne sont pas "des pensées". Ils ne sont pas pensés. Mais d'où sont-ils "pensés" alors ?... Car mon esprit est présent. Cet esprit qui me guide avec bienveillance en exprimant sagement ce qu'inconsciemment je contiens. Et vous ? Feriez-vous confiance à ce que vous auriez du mal à nommer ? Et alors même que vous auriez du mal à le décrypter ? Les messages sont archaïques, animaliers, monstrueux, anamorphosés, gracieux, enfantins ou magiques,... liés, enchaînés ou recomposés. Des rébus peut-être joyeux. Des repères jamais fatigués. L'automatisme au service de révélations discrètes, et souvent incompréhensibles. Une mosaïque de (non)sens qui fait sens symbolique coloré. Une aura reconstituée. Une présence identifiée. ... Des chakras qui éclatent—chacun selon sa force propre, et dont les énergies émergent en organicités synchronisées. Un petit monde—comme un éco-système local protégé. Ceci est "mon esprit". Pas celui que "j

ce qui me fait "aimer" la psychanalyse...

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Je continue d'être psychanalyste et me passionne pour cette pratique. Car plus encore qu'une profession, la psychanalyse est une mise-en-mouvement... Celui de la psyché qui espère, peut-être, faire surgir le "miroir cosmique" d'elle-même —bien plus profond que les évènements mentaux et émotionnels qui souvent viennent le (re)couvrir de manière bien égotique. Our "original state of being", according to Trungpa, is one of "nowness", beyond of confusion and preoccupation with the past and future. This primordial state is the "cosmic mirror" (...).   Trungpa: "This unconditioned state is likened to a primordial mirror because, like a mirror, il is willing to reflect anything, from the gross level up to the refined level, and it still remains as it is. The basic frame of reference of the cosmic mirror is quite vast, and it is free from any biais : kill or cure, hope or fear". Selon Trungpa, notre "état originel"

comme une question, en thérapie venir "se reposer"...

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cabinet de consultation Venir en psychanalyse... c'est entreprendre le voyage d'une vie... pour appréhender, comprendre peut-être, et réformer sans doute ; c'est s'engager dans la voie d'une "création de soi" autonome et lucide, décidée et agissante sur soi-même et dans le monde. Avez-vous besoin de cela ? Pourquoi auriez-vous besoin de cela ? Vous êtes-vous déjà posé la question "de la vie" et de votre plus grande "oeuvre" dans la vie ? Voulez-vous "jouer" avec cela ? Comment reprendre la main avec cela ? Comment voir plus loin ? Comment "voir" vraiment... à l'échelle de la vie, et dans moins de conditionnement(s) ? Tout nous astreint : notre famille d'origine, nos rôles professionnels et sociaux ; la cohérence de nos choix et engagements de route : nos créations solitaires ou co-construites, nos identités auprès des autres—"nos autres", les autres. Néanmoins, nous sommes libres... sur n

l'arbre de ma vie (extraits)

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CHAP. 13 = LE TRAVAIL LA CRÉA-THÉRAPIE SPIRITUELLE (oct. '16) Un dernier chapitre comme un tremplin vers l'activité de demain. La mienne en tant que thérapeute, la vôtre en tant que « patient » de vous-même. Dans ma pratique, il se peut en effet que je rassemble un peu tous les aspects précédemment évoqués là : l'axe d'amorisation croissant du « moi » au Soi, la dyade inconsciente du « supra-conscient dharmique » et du « subconscient karmique », le « devenir conscient » selon l'épochè, le petit « moteur existentiel » du Virtuel manifesté dans l'Actuel, la (non)-dualité des bases matérielles ( Réel ) et informationnelles ( Potentiel )—enactées dans l'Actuel pour toujours davantage intégrer le Virtuel, … Et soi dans tout ça ? Un soi-même « acteur »—à l'image de l'individualité scénique de celui qui interprète et qui Est simultanément, de celui qui pilote et qui vit, de celui qui ( se ) voit et qui se noie, de celui qui est présent—en con