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les fondements de "ma psychanalyse"

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En quoi Le Complexe de l’Arbre / L'Arbre Réel / HUMA  est-il un ouvrage psychanalytique ? En quoi la psychanalyse contribue-t-elle à son éclairage ? En complément, ou à l’inverse des autres “lectures” possibles, en quoi le rôle de la psychanalyse est-il ici prééminent, voire exclusif ? En quoi définit-elle particulièrement ce lieu de la Quadris’k’elle—doublement certain et incertain, qu’est l’Oméga au milieu ? En quoi est-ce ici possiblement une “nouvelle psychanalyse” ? 1) un millefeuille abyssal  Plus on descend dans l’inconscient, plus l’amour de l’autre “peut” pour nous.  Plus l’analyse ausculte le terrain, plus elle s’enfonce géologiquement dans les couches superposées de la psyché. Il y a l’histoire dite—spontanément racontée, et puis “les secrets” du dessous, connus et inconnus. D’ailleurs, c’est quand on ne sait pas / plus que tout advient ! C’est quand on laisse glisser le non-sens, quand on laisse s’immiscer la folie, que “le nouveau” se manifeste et réalise le sens

le soin par l'attention

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. #attention #mythologies Par l'attention... et par le récit. Fra Angelico, "Noli Me Tangere" (15è s.) - Marie-Madeleine et le Christ. "Le mal" en soi est une bulle à fantasmes avec une efficience karmique à l'issue incertaine. Le nuage apparaît et s'efface mille fois par année : on ne sait. Il intervient pendant l'orage—avec des flashs arqués comme les éclairs entre ciel et terre. Ce sont ces lumières outrées qui, via les récits qu'elles déclenchent, établissent les liens entre les disparités : initiant ainsi de grandes itinérances et forgeant de grandes épopées. Le contenu et la leçon des initiations se découvrent en chemin. Il suffit de porter "attention" au dit-chemin—à l'enchaînement des causalités et aux pouvoirs  des protagonistes : aux radiations de leurs auras, au magnétisme de leurs présences—auprès de leurs pairs, à leurs charges d'inconscient universel, à leurs manières singulières de courber ou de déplacer l'esp

créa ' joie

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Le réconfort. Et si je vous disais que la création est une synchronisation ?... Et que c'est en cela qu'elle apporte la joie ? La joie ne vient qu'au terme de l'écriture de l'article, par exemple .) Et qu'implique une rédaction, si ce n'est une harmonisation d'éléments au départ disparates et qui ne se regardent pas ? Le fait de n'être pas intérieurement "lié" crée la souffrance. Agencer le flux des mots, c'est comme "battre des oeufs en neige". C'est laisser l'ordre des choses naturellement se déployer dans la chimie et le précipité. C'est travailler l'enchaînement des réactions pour qu'elles conduisent à une expansion, une intensification jusqu'à un paroxysme—avant l'achèvement : le repli et le soulagement, le repos et le contentement. En permettant l'émergence du "3" ou l'apparition du "nouveau", l'abrasion des polarités provoque ainsi la joie ! En cela même que le

entre confiance et ferveur : le corps

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Séminaire Fabrice Midal (Bruxelles, janvier '16) ce qui fait le plus défaut, c'est que l'on manque de confiance dans la pratique la transmission de la pratique de la méditation se fait de plus en plus "sans confiance" ça se présente souvent par le fait que l'on y rajoute quelque chose, autre chose de réellement effectif (un conseil psychologique, une utilité démontrée, prouvée...) comme si on n'avait pas confiance dans le geste même de la méditation ; que cela ne suffisait pas cela signe un manque de confiance beaucoup de gens déçus par la pratique de la présence attentive au bout de quelques années > pratique routinière >> en se simplifiant, elle a perdu de sa profondeur, elle s'est appauvrie la méditation se déploie parallèlement à une perte de confiance en elle alors que ce geste, à sa racine, de se poser dans le présent, sans absolument rien faire, sans aucune volonté autre que celle de s'ouvrir inconditionnellement au présent, est un

de l'évaporation des fourmis

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 ... Oui, pourquoi pas "des fourmis". Vous savez, ces ankyloses qui gravitent dans nos nerfs et dans nos têtes. Ces engourdissements qui temporairement prennent possession de nous... pour nous dire qu'objectivement on n'est pas seul, que nos corps connaissants eux sont au courant. Quelque chose nous tombe dessus, nous recouvre et nous infiltre... de l'ordre des réminiscences indicibles, des ré-appropriations vaines. On retrouve en soi des bouts de film mal montés—autant de dissonances avec ce qui vibre maintenant. Déphasés, nous le sommes... avec notre passé mordant, cuisant, affligeant, et avec les êtres qui encore le peuplent, tous à présent inexistants. Certains pour toujours ne nous rejoignent plus parfois vraiment que dans les rêves nocturnes ; tandis que d'autres, bien vivants, ressurgissent comme des aigles déployés. De toute leur envergure alors, ils refont leur nid en-deçà de celui d'avant—cette fois pour toujours désaffecté. Pourquoi "en deç

les demi-dieux - faunes

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"Nymphe et Satyre" - Alexandre Cabanel (1860). Une physicalité prédominante, une incarnation hybride, une étrangeté assumée, une personnalité troublée, une identité incertaine, une troisième voie manifestée, une révélation encore non-humanisée, un inachèvement fécond, une incertitude joueuse, un désir en excès, une jubilation animale, une extase divine, une force dédoublée, et néanmoins, une souffrance en suspend, une monstruosité cachée, un gouffre souterrain, une grotte ravinée ou une montagne sans sommet. Le Faune-divin est protecteur de sa propre singularité jouissive. Qu'il rêve de l'humain unifié ou qu'il le complète par les bords, il le transgresse sur fond de provocation à la tendresse et à la peur. Le Faune-divin séduit par sa grâce et sa terreur parce qu'en lui se crée le mouvement, la circularité et la danse des conversations. Magnétisés par les extrêmes, on exulte seulement par des bouts de soi. Des dimensions polarisées qui entrent en conflit..

l'origine du sans-fondement existe-t-elle ?

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Est-ce sensé de parler d'origine ?... quand on prend la perspective "du sans-fondement". A priori, non. Toute origine est "relation" de deux agents eux-mêmes individuellement originés au sein d'une relation. Ce processus de genèse, à partir d'une interdépendance diffractée et sans fond, est par conséquent dépourvu d'origine en son essence.  " Les origines des mondes" se retrouvent en mille lieux éclatées : autant d'origines que de points d'émergence situés et distribués. Elles forment comme un tissu ou espace-temps de naissances—une génération spontanée au-delà des relations-mères qui les ont engendrées. Ou encore, les "origines sphériques" constituent la substance d'une méta-monade à x dimensions, alimentée par ce que l'on nommera des "circularités créatives" (F. Varela) —qui ne sont autres que la résultante d'épopées génératives mutuellement co-contraintes. Il n'y a donc pas d'origine uni

un karma de feu

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"L'origine est aussi cette part inconsciente retrouvée au moment du flash avec la construction varélienne. Ce livre ne s'attachera pas particulièrement à la développer—tâche que je ne pourrais que maladroitement et illégitimement accomplir. Mais ce livre développera à sa manière une structure inspirée par cette pensée. Francisco Varela est décédé alors que je commençais à communiquer timidement avec lui : je sais qu'à l'époque, l'Arbre—en sa genèse, il ne l'a pas compris. Je sais aussi que deux ans jour pour jour heure pour heure après son décès, il m'est apparu en rêve nocturne pour succinctement « se réparer ». L'expérience vécue comme un cauchemar à l'envers—une fantasmagorie d'amour, de mathématique de feu, et de sombre et muet néant, a marqué ma compréhension de la « voie du centre » et de la réincarnation. Je reste volontairement floue, car le sujet ici n'est pas de révéler, ni de se vanter. … Mais de témoigner d'une expérience

transparent

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Il est des douleurs qui nous affligent, et ce n'est pas parce qu'on se les inflige... "Toi, c'est moi". Quand la douleur de l'autre nous oblige parce qu'on en est l'auteur... et que le travail des années n'a plus de prise sur l'évolution de l'évènement lui-même—devenu hors de portée dans l'espace-temps. Tout s'est figé, sauf nous—qui poursuivons dans le tourment. Ce qui, à un moment tendu, aigu, a été "lié"... pour le pire de nous (le "toi, c'est moi") continue de nous coller sans bouger. Atemporel et cruel. Si l'on pouvait communiquer. Si seulement... Faire avancer une conversation, une compréhension, tout le contraire d'une évasion. Le visible se ramasse sur lui-même, tandis que son corollaire, l'impénétrable "invisible", semble nous toiser, nous glisser, nous tromper ou nous fuir. Si l'on pouvait s'accorder, s'expliquer... non pas se justifier, mais se contrir. Une seule v

tension - butoir

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Avec l'autre, cela ne va jamais "comme on veut", "comme on peut", "comme on sent", "comme on voit". L'autre se détermine en fonction de ses terrains, et s'achemine selon ses orientations : ce qu'il ambitionne de "dire" dans la vie. L'autre esquive, échappe, s'en va... parce qu'il ne retrouve ses équilibres qu'en lâchant les nôtres... et ainsi de suite.  L'autre est un "monde", une "création" en soi. Une stabilité et un vertige en lui-même. L'autre vient à nous ou se retire ; l'autre pour nous est un évènement aléatoire qu'on subit, ou à partir duquel on s'approfondit et on rebondit. L'autre manifeste des limites—qui, si on les franchit, nous ramènent bien vite chez nous ! Pas de mélange avec l'insupporté—présumé "insupportable". "Huis clos" - Jean-Paul Sartre. L'enfer, c'est les autres. A une condition : qu'on ait soi-même d

douceur ou dureté ?

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Comment dire ? Allons-y : la lumière, en sa qualité d'apparition, est-elle plutôt "douce" ou bien plutôt "dure" ? Plutôt "vraie" ou bien plutôt "fausse" ? En quoi cette qualification nous permet-elle une heuristique plutôt agréable, épanouissante et ciblée, ou bien plutôt traumatisante, contrariée et déviée... Ou bien encore "mixte" : apparente, travestie et trompeuse ? Attention aux méprises. Lumière de conception. Par douce, j'entends "enveloppée". Je cherche les mots pour décrire le moelleux, la délicatesse et la fraîcheur de l'expérience. Il y a tout d'abord de la souplesse et de l'élasticité. Le cocon subtil nous invite à l'abandonnement sans même y penser. C'est gracieux. Presqu'alangui. Jamais nonchalant. La langueur, néanmoins par le vif saisie, nous ravit. La détente (en alpha) permet la montée vibratoire (en gamma). La sensitivité est délicieuse et jouissive. On accueille le Nouveau

"chat" et vacuité - sunya'chat

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Blue Faun. Un drôle d'article en perspective. Connaissez-vous les chats ? Leur nature, leur mystère ? Leurs épouvantes et leurs voluptés ? Non ?... Je vais vous en parler. Un chat, tout d'abord, le plus souvent, en appartement, c'est toqué. Les TOCs, vous connaissez. Ici, ce sont des routines de réassurance sur des territoires conquis, des habitus acquis, des excitations attendues, des jouissances connues. Un chat se rassure et se lance des bravades : il se calme en ronronnant, se défie lui-même en s'hérissant, s'étourdit en grondant et en crachant. Un chat fondamentalement joue le temps, expérimente l'espace, ouvre et gesticule la vie en toutes ses possibilités ; et un chat égotiquement resserre ses possessions, ficelle et affirme ses connaissances, retrace sa géographie, re-parcourt ses propres foulées. Mobile, agile et audacieux, plastique et gracieux, un chat se mire dans lui-même pour sa propre satisfaction immédiate, fière et facile. Tendre, chaud et félin

quand on abuse de "la création"...

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 ... c'est qu'on est pressé d'en finir : que les points culminants nous droguent et qu'à force d'y revenir, plus rien n'est satisfaisant. Pressé d'en finir avec le chaos de ce qui jamais n'émerge assez, avec la vie dans ce qu'elle a de plus morne et de plus rugueux. Mais quand on abuse d'un effet de pic, de gouffre ou de vertige, souvent c'est nous-même que l'on abuse. On devient "surnaturel"... au sens où l'on se déplace hors du gîte légitime, hors de la niche structurelle. On souhaite éterniser l'instant : au plus vite le faire revenir et l'étirer jusqu'à n'en plus pouvoir. C'est la définition de l'addiction. Le versant désagréable, angoissant ou morbide bien vite se fait sentir : il est mal-être, sentiment de flottement, d'inertie, de vide ou de désagrégation. Quelque chose de trop arqué soudain se relâche jusqu'à pourrir et se décomposer. Après l'éclat, on vit "mourir" du côt

"avoir mal", est-ce un bien ?

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Une nouvelle question—à l'origine d'un nouvel épanchement de mots. En pleine nuit. Un geste chaque fois un peu "sorcier"... en prise avec le seul réel. Dans une totale réceptivité à "ce qui est". Un texte un peu comme un terrain de jeu entre différentes instances que nous retrouvons désormais régulièrement. Celles du livre "Huma". Des notions à parcourir, tout ou partie, dans son glossaire en-ligne.   Qu'est-ce qu'"avoir mal" ? C'est ne pas être en accord avec la Nature profonde—soit d'un point de vue endogène (on se fait mal), soit depuis un litige exogène (on nous fait mal). Le mal se traduit par un déséquilibre émotionnel qui est le meilleur de nos alliés. Cette boussole est en effet à même de nous informer et de nous alerter sur notre décentrage, notre déplacement ou déphasage... d'avec notre noyau. Le noyau, c'est le coeur du complexe matériel/immatériel que nous sommes. C'est le lieu de l'alignement