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les fondements de "ma psychanalyse"

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En quoi Le Complexe de l’Arbre / L'Arbre Réel / HUMA  est-il un ouvrage psychanalytique ? En quoi la psychanalyse contribue-t-elle à son éclairage ? En complément, ou à l’inverse des autres “lectures” possibles, en quoi le rôle de la psychanalyse est-il ici prééminent, voire exclusif ? En quoi définit-elle particulièrement ce lieu de la Quadris’k’elle—doublement certain et incertain, qu’est l’Oméga au milieu ? En quoi est-ce ici possiblement une “nouvelle psychanalyse” ? 1) un millefeuille abyssal  Plus on descend dans l’inconscient, plus l’amour de l’autre “peut” pour nous.  Plus l’analyse ausculte le terrain, plus elle s’enfonce géologiquement dans les couches superposées de la psyché. Il y a l’histoire dite—spontanément racontée, et puis “les secrets” du dessous, connus et inconnus. D’ailleurs, c’est quand on ne sait pas / plus que tout advient ! C’est quand on laisse glisser le non-sens, quand on laisse s’immiscer la folie, que “le nouveau” se manifeste et réalise le sens

de l'évaporation des fourmis

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 ... Oui, pourquoi pas "des fourmis". Vous savez, ces ankyloses qui gravitent dans nos nerfs et dans nos têtes. Ces engourdissements qui temporairement prennent possession de nous... pour nous dire qu'objectivement on n'est pas seul, que nos corps connaissants eux sont au courant. Quelque chose nous tombe dessus, nous recouvre et nous infiltre... de l'ordre des réminiscences indicibles, des ré-appropriations vaines. On retrouve en soi des bouts de film mal montés—autant de dissonances avec ce qui vibre maintenant. Déphasés, nous le sommes... avec notre passé mordant, cuisant, affligeant, et avec les êtres qui encore le peuplent, tous à présent inexistants. Certains pour toujours ne nous rejoignent plus parfois vraiment que dans les rêves nocturnes ; tandis que d'autres, bien vivants, ressurgissent comme des aigles déployés. De toute leur envergure alors, ils refont leur nid en-deçà de celui d'avant—cette fois pour toujours désaffecté. Pourquoi "en deç

les demi-dieux - faunes

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"Nymphe et Satyre" - Alexandre Cabanel (1860). Une physicalité prédominante, une incarnation hybride, une étrangeté assumée, une personnalité troublée, une identité incertaine, une troisième voie manifestée, une révélation encore non-humanisée, un inachèvement fécond, une incertitude joueuse, un désir en excès, une jubilation animale, une extase divine, une force dédoublée, et néanmoins, une souffrance en suspend, une monstruosité cachée, un gouffre souterrain, une grotte ravinée ou une montagne sans sommet. Le Faune-divin est protecteur de sa propre singularité jouissive. Qu'il rêve de l'humain unifié ou qu'il le complète par les bords, il le transgresse sur fond de provocation à la tendresse et à la peur. Le Faune-divin séduit par sa grâce et sa terreur parce qu'en lui se crée le mouvement, la circularité et la danse des conversations. Magnétisés par les extrêmes, on exulte seulement par des bouts de soi. Des dimensions polarisées qui entrent en conflit..

l'origine du sans-fondement existe-t-elle ?

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Est-ce sensé de parler d'origine ?... quand on prend la perspective "du sans-fondement". A priori, non. Toute origine est "relation" de deux agents eux-mêmes individuellement originés au sein d'une relation. Ce processus de genèse, à partir d'une interdépendance diffractée et sans fond, est par conséquent dépourvu d'origine en son essence.  " Les origines des mondes" se retrouvent en mille lieux éclatées : autant d'origines que de points d'émergence situés et distribués. Elles forment comme un tissu ou espace-temps de naissances—une génération spontanée au-delà des relations-mères qui les ont engendrées. Ou encore, les "origines sphériques" constituent la substance d'une méta-monade à x dimensions, alimentée par ce que l'on nommera des "circularités créatives" (F. Varela) —qui ne sont autres que la résultante d'épopées génératives mutuellement co-contraintes. Il n'y a donc pas d'origine uni

un karma de feu

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"L'origine est aussi cette part inconsciente retrouvée au moment du flash avec la construction varélienne. Ce livre ne s'attachera pas particulièrement à la développer—tâche que je ne pourrais que maladroitement et illégitimement accomplir. Mais ce livre développera à sa manière une structure inspirée par cette pensée. Francisco Varela est décédé alors que je commençais à communiquer timidement avec lui : je sais qu'à l'époque, l'Arbre—en sa genèse, il ne l'a pas compris. Je sais aussi que deux ans jour pour jour heure pour heure après son décès, il m'est apparu en rêve nocturne pour succinctement « se réparer ». L'expérience vécue comme un cauchemar à l'envers—une fantasmagorie d'amour, de mathématique de feu, et de sombre et muet néant, a marqué ma compréhension de la « voie du centre » et de la réincarnation. Je reste volontairement floue, car le sujet ici n'est pas de révéler, ni de se vanter. … Mais de témoigner d'une expérience

transparent

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Il est des douleurs qui nous affligent, et ce n'est pas parce qu'on se les inflige... "Toi, c'est moi". Quand la douleur de l'autre nous oblige parce qu'on en est l'auteur... et que le travail des années n'a plus de prise sur l'évolution de l'évènement lui-même—devenu hors de portée dans l'espace-temps. Tout s'est figé, sauf nous—qui poursuivons dans le tourment. Ce qui, à un moment tendu, aigu, a été "lié"... pour le pire de nous (le "toi, c'est moi") continue de nous coller sans bouger. Atemporel et cruel. Si l'on pouvait communiquer. Si seulement... Faire avancer une conversation, une compréhension, tout le contraire d'une évasion. Le visible se ramasse sur lui-même, tandis que son corollaire, l'impénétrable "invisible", semble nous toiser, nous glisser, nous tromper ou nous fuir. Si l'on pouvait s'accorder, s'expliquer... non pas se justifier, mais se contrir. Une seule v

tension - butoir

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Avec l'autre, cela ne va jamais "comme on veut", "comme on peut", "comme on sent", "comme on voit". L'autre se détermine en fonction de ses terrains, et s'achemine selon ses orientations : ce qu'il ambitionne de "dire" dans la vie. L'autre esquive, échappe, s'en va... parce qu'il ne retrouve ses équilibres qu'en lâchant les nôtres... et ainsi de suite.  L'autre est un "monde", une "création" en soi. Une stabilité et un vertige en lui-même. L'autre vient à nous ou se retire ; l'autre pour nous est un évènement aléatoire qu'on subit, ou à partir duquel on s'approfondit et on rebondit. L'autre manifeste des limites—qui, si on les franchit, nous ramènent bien vite chez nous ! Pas de mélange avec l'insupporté—présumé "insupportable". "Huis clos" - Jean-Paul Sartre. L'enfer, c'est les autres. A une condition : qu'on ait soi-même d

douceur ou dureté ?

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Comment dire ? Allons-y : la lumière, en sa qualité d'apparition, est-elle plutôt "douce" ou bien plutôt "dure" ? Plutôt "vraie" ou bien plutôt "fausse" ? En quoi cette qualification nous permet-elle une heuristique plutôt agréable, épanouissante et ciblée, ou bien plutôt traumatisante, contrariée et déviée... Ou bien encore "mixte" : apparente, travestie et trompeuse ? Attention aux méprises. Lumière de conception. Par douce, j'entends "enveloppée". Je cherche les mots pour décrire le moelleux, la délicatesse et la fraîcheur de l'expérience. Il y a tout d'abord de la souplesse et de l'élasticité. Le cocon subtil nous invite à l'abandonnement sans même y penser. C'est gracieux. Presqu'alangui. Jamais nonchalant. La langueur, néanmoins par le vif saisie, nous ravit. La détente (en alpha) permet la montée vibratoire (en gamma). La sensitivité est délicieuse et jouissive. On accueille le Nouveau

"chat" et vacuité

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Blue Faun. Un drôle d'article en perspective. Connaissez-vous les chats ? Leur nature, leur mystère ? Leurs épouvantes et leurs voluptés ? Non ?... Je vais vous en parler. Un chat, tout d'abord, le plus souvent, en appartement, c'est toqué. Les TOCs, vous connaissez. Ici, ce sont des routines de réassurance sur des territoires conquis, des habitus acquis, des excitations attendues, des jouissances connues. Un chat se rassure et se lance des bravades : il se calme en ronronnant, se défie lui-même en s'hérissant, s'étourdit en grondant et en crachant. Un chat fondamentalement joue le temps, expérimente l'espace, ouvre et gesticule la vie en toutes ses possibilités ; et un chat égotiquement resserre ses possessions, ficelle et affirme ses connaissances, retrace sa géographie, re-parcourt ses propres foulées. Mobile, agile et audacieux, plastique et gracieux, un chat se mire dans lui-même pour sa propre satisfaction immédiate, fière et facile. Tendre, chaud et félin

quand on abuse de "la création"...

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 ... c'est qu'on est pressé d'en finir : que les points culminants nous droguent et qu'à force d'y revenir, plus rien n'est satisfaisant. Pressé d'en finir avec le chaos de ce qui jamais n'émerge assez, avec la vie dans ce qu'elle a de plus morne et de plus rugueux. Mais quand on abuse d'un effet de pic, de gouffre ou de vertige, souvent c'est nous-même que l'on abuse. On devient "surnaturel"... au sens où l'on se déplace hors du gîte légitime, hors de la niche structurelle. On souhaite éterniser l'instant : au plus vite le faire revenir et l'étirer jusqu'à n'en plus pouvoir. C'est la définition de l'addiction. Le versant désagréable, angoissant ou morbide bien vite se fait sentir : il est mal-être, sentiment de flottement, d'inertie, de vide ou de désagrégation. Quelque chose de trop arqué soudain se relâche jusqu'à pourrir et se décomposer. Après l'éclat, on vit "mourir" du côt

"avoir mal", est-ce un bien ?

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Une nouvelle question—à l'origine d'un nouvel épanchement de mots. En pleine nuit. Un geste chaque fois un peu "sorcier"... en prise avec le seul réel. Dans une totale réceptivité à "ce qui est". Un texte un peu comme un terrain de jeu entre différentes instances que nous retrouvons désormais régulièrement. Celles du livre "Huma". Des notions à parcourir, tout ou partie, dans son glossaire en-ligne.   Qu'est-ce qu'"avoir mal" ? C'est ne pas être en accord avec la Nature profonde—soit d'un point de vue endogène (on se fait mal), soit depuis un litige exogène (on nous fait mal). Le mal se traduit par un déséquilibre émotionnel qui est le meilleur de nos alliés. Cette boussole est en effet à même de nous informer et de nous alerter sur notre décentrage, notre déplacement ou déphasage... d'avec notre noyau. Le noyau, c'est le coeur du complexe matériel/immatériel que nous sommes. C'est le lieu de l'alignement

entre désert et lumière

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Quand on fait le bilan de sa vie, on réalise souvent que certaines routes nous sont (à tout jamais) barrées, fermées. Ce constat, pas vraiment "triste", est notre contrainte. Ses rives nous acheminent. Et plus on se fie à notre Foi intérieure (qui n'est autre envers nous-mêmes qu'un filin spirituel de vérité), plus le tracé est net. Non pas au sens d'un déterminisme rigide et stupide, mais selon une orientation unifiante à mille possibilités d'incarnation située. Le potentiel demeure, inconnu en son injection définitive, mais néanmoins focalisé sur une émergence particulière relativement claire : celle de la Lumière. Seule la Lumière, quand en soi on l'a un jour enflammée, n'extermine rien—rien d'autre que ce qui est moins puissant qu'elle. En elle tournoient les évènements, les accidents et les circonstances... les états mentaux et les sentiments... le bien-être et le questionnement. En elle, une phénoménologie de la sélection naturelle. La Vi

les fantasmes ?

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Calligraphie par Lorberye  + travail photo. Un paysage, c'est quoi ? Un espace, une étendue, un horizon... avec un relief et une nature particuliers. Un bout de pays soumis au regard de l'observateur—un peu comme une aire géographique vue de l'aérien panoramique, ou juste à portée de foulées sous les pieds. Les paysages nous sont externes au sens où nous évoluons dedans comme des agents sentients—physiques et mentaux. Les paysages nous inspirent des sentiments et nous bouleversent en émotions. Ils remuent des parties de nous en miroirs qualitatifs existentiels. On les décrit, on les écrit, on les peint, on les enregistre sur les plans visuel et sonore. Ils sont écosystèmes : bulles de vie(s) auto-générée(s) où la symbiose s'impose. A l'intérieur de nous, ils se forment psychiquement et cellulairement. Aux lisières de "nos mondes", ils absorbent et digèrent les évènements de nos affects. Ils font apparaître des images... comme des saisies universelles d'

les brumes

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Les territoires sont vierges. L'aube naissante. Une promesse est annoncée qui ne se profile pas encore. Jamais elle ne viendra. Parce que trop incisive et décisive. Comme la fin. Non infinie, d'où porterait-elle et l'amour et les jours ? Les brumes sans bords, elles, permettent de ne jamais naître. Quand les reliefs sont trop risqués, on les adoucit en ne les affrontant pas. Leur négation les plonge dans l'abstraction. Les voiles sont là. Peut-être chatoyants et lumineux en soi, mais des êtres sans forme, ni mouvement, ni devenir. Je me sens en dynamique contemplative sans mordant. Mes perceptions pourtant sont précises. Volontairement, je floute pour laisser passer le karma. Pour épuiser la force, le danger... et la question. Je ne rebondis pas, mais diffuse ce qui "où donc" s'écoule... Quelque chose accroche mon attention : une rondeur, une moiteur, une candeur... sans chaleur. Un esprit "vide de lui" qui s'adonne aux immersions dans les mo