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Affichage des articles du 2020

les fondements de "ma psychanalyse"

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En quoi Le Complexe de l’Arbre / L'Arbre Réel / HUMA est-il un ouvrage psychanalytique ? En quoi la psychanalyse contribue-t-elle à son éclairage ? En complément, ou à l’inverse des autres “lectures” possibles, en quoi le rôle de la psychanalyse est-il ici prééminent, voire exclusif ? En quoi définit-elle particulièrement ce lieu de la Quadris’k’elle—doublement certain et incertain, qu’est l’Oméga au milieu ? En quoi est-ce ici possiblement une “nouvelle psychanalyse” ?
1) un millefeuille abyssal  Plus on descend dans l’inconscient, plus l’amour de l’autre “peut” pour nous.  Plus l’analyse ausculte le terrain, plus elle s’enfonce géologiquement dans les couches superposées de la psyché. Il y a l’histoire dite—spontanément racontée, et puis “les secrets” du dessous, connus et inconnus. D’ailleurs, c’est quand on ne sait pas / plus que tout advient ! C’est quand on laisse glisser le non-sens, quand on laisse s’immiscer la folie, que “le nouveau” se manifeste et réalise le sens suiva…

la "goutte existentielle" qui sauvera

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Un regard "sain" sur l'en-cours de nos mutations anxiogènes...Quelques pistes (une "méta-approche" hors Covid) : La part pourrieLa période actuelle m'évoque une "peau que l'on retourne" pour en montrer le pus sous-jacent. Donald Trump en serait l'un des "tricksters" contemporains. L'abcès du monde, acide et grouillant, n'en est pas encore à son maximum d'irritation ou d'infection, pas arrivé encore à son point paroxystique de purulence, d'insupportabilité et de bascule. On assiste au spectacle douloureux d'ombres mises en lumière pour que, toutes seules, une fois conscientisées, elles se transforment, s'alchimisent—ou, plus exactement, se libèrent en énergies de Vie, en forces vives de croissance spirituelle. On accompagne comme on peut le travail du monde—avec sa purge et ses pertes ; une maïeutique à l'oeuvre exigeante et stricte, mais généreuse en potentiels, si on en intègre les Lois. — A l'éc…

l'invisible et son double

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Vidéo musicale "L'Arbre Réel - HUMA". © Droits Réservés Musique originale : Michel Redolfi. Ma plus belle façon d'être thérapeute pour moi-même, c'est de créer. C'est pourquoi j'invite tant mes patients à "se créer" eux-mêmes. Via l'acte de création, c'est une harmonisation holistique qui se produit—en ce qu'elle inclut le conscient et l'inconscient, la psyché courante et celle enfouie, le visible à nos sens directs et l'invisible à ceux qui nous sont plus subtils. La création, c'est là où se joue en nous l'Alliance de l'homme et de l'Ange. Là où s'incorpore le flux des informations brutes ou flottantes qui se trouvent figées de l'autre côté. Car il nous faut imaginer un inconnu à notre réalité : un non-manifesté, un latent en suspend —qui fait "possible" à notre "réel". La membrane qui nous enveloppe en tant qu'existence physique est l'espace-temps. Mais "autre chose"…

30 ans

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... de peinture irrégulière. De recherche obstinée. De demande secrète. D'attente communicante. De réceptivité imparfaite. De pénétration extra-sensorielle. De transfert de l'onde à la matière. De captation de l'errance. De récupération dans la forme. De réparation du dé-corporé. De noeud entre l'inconscient et l'apparence. D'alliance entre l'invisible et le visible. De soulagement des deux côtés. Ces multiples apparitions sont des cadeaux. Je leur donne ma force vitale et mon énergie créatrice pour qu'elles se disent et se libèrent en tant que karmas (en)fermés. Quelque chose de l'ordre d'un flux alors me charge et me quitte... Des bouts de passé ; des empreintes symboliques altérées ; des obsessions galvanisées ; des passions re-naturées ; des inscriptions surnaturelles ; des échos d'échos ; des élans venus du futur... Des images. La puissance du rassemblement, l'architecture de la synthèse, l'humilité du recueil—tous autobiographiqu…

les nuits non-harmonisées

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Nouveau thème. Rêve éveillé toujours... à partir d'une image luminescente bleu-nuit, une architecture-mandala esquissée. Ici, un imparfait chaotique organisé. Une grosse demande et une petite déroute. Le schème ne s'harmonise pas—pas jusqu'au bout ; on le voudrait plus abouti dans sa concentration, plus dilaté dans sa périphérie, plus respirant dans sa bonhomie : qu'il nous raconte une histoire libératrice et exultante, et non souffrante ou durcie. La géométrie est comme coincée. Mentalement, le schème s'hypertrophie. Certes, il n'y a que peu de superficiel ou de décoratif... Mais l'embranchement est plutôt proche de la céphalée. Le constat est là : le tiraillement de la toile ne rend pas son Arachné heureuse et bien tranquille au milieu. Quelque chose d'un labyrinthe se dessine dans le vertige de la non-localisation. La synchronisation, faite de cercles, est comme "carrée", sans point de fuite. L'image-arrêtée est intermédiaire ; son proc…

solitude créatrice

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Tous, nous traversons. Tous, tout-à-fait différemment... la vie. Du célibat au foyer et à la famille, du travail aux passions et aux loisirs, des acquis aux rêves et aux découvertes, des habitudes aux digressions et aux révolutions : un théâtre de l'intime en sursis. Soumis aux aléas qui le saisissent par surprise. Un continuum apparent fait de bulles successives où chacun se définit selon "ses mondes" chéris—tristement obsessionnels ou heureusement créatifs. La solitude en est un. Pour devenir bénéfique, elle se doit d'être "connectée"—non au sens d'une aliénation aux écrans et aux machines, mais au feu de la présence : un jaillissement comme le craquement d'une allumette, une radiation comme l'écho de l'écho de la Vie dans son éclat et sa continuité, une expansion de l'onde qui inonde la matière jusqu'à dégager de l'énergie. La solitude peut s'accomplir dans l'altérité. "Les autres" peuvent être infiniment pré…

l'inscription

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Un travail automatique. Un de plus... pour que quelque chose s'inscrive, apparaisse... d'indescriptible et de néanmoins inspirant. Une forme à peine naissante se trace d'elle-même depuis l'au-delà. Une esquisse à l'interface d'ici et de là-bas, du visible et de l'invisible. Comme une épreuve inachevée, une forme dé-saturée d'elle-même. Un brouillon maître. L'encre gouachée ruisselle selon les sillons de son eau, la chaleur de sous le papier bouillonne la colle qui, à force de patience, se brunit et se cratérise. La plus pure géologie terrestre à une échelle fractale inférieure."L'auteur.e", ou ce qu'il en reste, nourrit le chantier et assiste à l'assaut. Les choses se passent sous ses yeux sur-attentifs. La vigilance doit être précise dans le temps ; l'énergie audacieuse, le geste lâché... Les dimensions abordées sont telles ! que le médium-peintre doit se laisser habiter, traverser, fluidifier... jusqu'à la manifestati…

la succession des "mondes"...

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"Les mondes". (techniques mixtes et travail photo) ... et non l'illusion de continuité.Que savons-nous au juste de la pertinence de nos perceptions—de ce qu'elles contiennent comme part de vérité sur "ce qui est" des mondes internes et externes. La perception est une fabrication à la manière de l'action. Une création à partir de notre base psycho-physiologique du moment : cognitive, affective et somatique. Quelque chose du dehors vient nous percuter et nous déclencher d'une manière singulière qui n'appartient qu'à nous-mêmes, en fonction de nos mémoires et nos habitus, nos engrammes et nos automatismes. Quelque chose en miroir de l'extérieur se forme en nous pour nous donner un accès (partiel) à lui. Ainsi, à force de suspension / redirection et laisser-venir (cf. "epoche" husserlienne), notre monade s'élargit et se nourrit, se complexifie et se raffine. Pour installer cette souplesse-là, nous sommes dotés d'un système, t…

aux origines, l'informe

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Une peinture... pour nous relier à nos traces, pour nous donner la mesure du chemin parcouru, pour nous coller à notre placenta à même la cavité, à même la roche. La matière minérale contient la mémoire des matrices colorées, telles qu'imprimées dans son cristal. Avant nous. Nous, la Vie. Nous, l'érection jusqu'à la conscience, juste après "sentir". Dans cette grotte, je sens... le geste, l'égratignure, la blessure—la chair et le sang, qui donnent de leur impact et de leur symbolique pour s'inscrire et perdurer. Premières affections et attachements, premières pensées, tristesses et peurs, premiers tourments et afflictions, autour de l'éphémère de l'existence. Autour de l'(in)achèvement des choses. Déception, incompréhension, égarements, autour d'un instinct de survie maximal, fatalement dérouté. Ambivalence de se sentir naître et mourir : apparaître à soi, puis disparaître aux autres.Ce sentiment primitif nous anime tous—enfoui à l'arr…

guérir par la couleur

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La vie s'égraine et ses évènements se dissipent. Nous reste l'expérience—plus incrustée qu'elle fut intense. Une mémoire convoquée dans le vibratoire, l'émotionnel et le corporel—tous trois synchronisés en sagesse fondamentale. On n'en sort indemne qu'en assimilant cet élixir foudroyant au fil du temps dormant. Revenir aux niveaux ordinaires est difficile parfois, nous laisse dans le désarroi de l'incarnation redevenue artificielle et maquillée du point de vue de l'être, même si bienveillante et solidaire. Revenir de là-haut est tout autre chose. On ne se sent tout d'abord pas vraiment "chuter" ; tout est doux, cotonneux, protégé. On est porté, comme prolongé en une médiation trans-temporelle. On est ici, maintenant, mais encore en ce lieu, en cet instant, hors mesure commune.Ce moment était-il coloré ? Ou plus éloigné encore de la norme et du phénomène connus ? Quelle est le quale de l'élévation ? Sa nature, sa texture, son rayonnemen…