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le soin par l'attention

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. #attention #mythologies Par l'attention... et par le récit. Fra Angelico, "Noli Me Tangere" (15è s.) - Marie-Madeleine et le Christ. "Le mal" en soi est une bulle à fantasmes avec une efficience karmique à l'issue incertaine. Le nuage apparaît et s'efface mille fois par année : on ne sait. Il intervient pendant l'orage—avec des flashs arqués comme les éclairs entre ciel et terre. Ce sont ces lumières outrées qui, via les récits qu'elles déclenchent, établissent les liens entre les disparités : initiant ainsi de grandes itinérances et forgeant de grandes épopées. Le contenu et la leçon des initiations se découvrent en chemin. Il suffit de porter "attention" au dit-chemin—à l'enchaînement des causalités et aux pouvoirs  des protagonistes : aux radiations de leurs auras, au magnétisme de leurs présences—auprès de leurs pairs, à leurs charges d'inconscient universel, à leurs manières singulières de courber ou de déplacer l'esp

les demi-dieux - faunes

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"Nymphe et Satyre" - Alexandre Cabanel (1860). Une physicalité prédominante, une incarnation hybride, une étrangeté assumée, une personnalité troublée, une identité incertaine, une troisième voie manifestée, une révélation encore non-humanisée, un inachèvement fécond, une incertitude joueuse, un désir en excès, une jubilation animale, une extase divine, une force dédoublée, et néanmoins, une souffrance en suspend, une monstruosité cachée, un gouffre souterrain, une grotte ravinée ou une montagne sans sommet. Le Faune-divin est protecteur de sa propre singularité jouissive. Qu'il rêve de l'humain unifié ou qu'il le complète par les bords, il le transgresse sur fond de provocation à la tendresse et à la peur. Le Faune-divin séduit par sa grâce et sa terreur parce qu'en lui se crée le mouvement, la circularité et la danse des conversations. Magnétisés par les extrêmes, on exulte seulement par des bouts de soi. Des dimensions polarisées qui entrent en conflit..