guérir par la couleur

Série "HUMA". (acrylique et travail photo)
La vie s'égraine et ses évènements se dissipent. Nous reste l'expérience—plus incrustée qu'elle fut intense. Une mémoire convoquée dans le vibratoire, l'émotionnel et le corporel—tous trois synchronisés en sagesse fondamentale. On n'en sort indemne qu'en assimilant cet élixir foudroyant au fil du temps dormant. Revenir aux niveaux ordinaires est difficile parfois, nous laisse dans le désarroi de l'incarnation redevenue artificielle et maquillée du point de vue de l'être, même si bienveillante et solidaire. Revenir de là-haut est tout autre chose. On ne se sent tout d'abord pas vraiment "chuter" ; tout est doux, cotonneux, protégé. On est porté, comme prolongé en une médiation trans-temporelle. On est ici, maintenant, mais encore en ce lieu, en cet instant, hors mesure commune.

Ce moment était-il coloré ? Ou plus éloigné encore de la norme et du phénomène connus ? Quelle est le quale de l'élévation ? Sa nature, sa texture, son rayonnement ? J'étais dans le pur violet (celui de la couronne). Vivais comme dans  l'échappement de l'"Âme qui agit". Pour me ré-affaisser, il me fallait l'Amour... La couleur anime et phénoménologise l'Amour en ce qu'elle permet tous les mélanges et toutes les relations. Chaque fois, une émergence particulière inscrite dans la nuance lumineuse nouvelle, donnée à l'oeil, au cerveau et à l'organisme tout entier. Des chatoiements à s'en créer l'envie d'exister et de faire c(h)oeur. De s'uniciser et de s'échanger. De s'éprouver et de communiquer. A la jonction du Tout aspiré par le Tout, nous voici totalement inconsistants et diablement vivants! Les deux vont de pair.

La couleur qui guérit, c'est le remède à nos désorganisations chroniques. Parce que la couleur est un arc-en-ciel, autant éthéro-subtil que psycho-émotionnel, elle nous atteint jusque dans "la cellule physiologique" de nos différents cerveaux (tête, coeur, ventre). Elle nous touche dans le mécanisme-même, auto-organisé, de notre incarnation—en ce qu'elle résonne de charge karmique, d'équilibre entre "capacités réceptives" et "corps lourds". La couleur soulève tout cela, et ré-agence nos "mondes", leur diversité, à l'endroit. Restructuration et ré-intégration psycho-énergétique... pour une différence entre l'avant et l'après. C'est une question d'ordonnancement—simple, basique, naturel, premier, essentiel.

La couleur. D'abord en expérimenter chaque segment séparément ; puis croiser, mélanger et voir "se créer" des bribes de Nouveau souverain, divinement organisé. La Vie est si proche du Divin en sa Nature spontanée. La couleur est notre guide : observer là où elle peut, là où elle agit, soulage, détend, dynamise et régénère ; comment puissamment elle nous affecte, nous déstabilise en des zones encore inconnues de nous. Porter son attention non sur elle, la couleur, mais sur la manière dont elle nous active ou nous réactive. Car ce qui compte, ce ne sont pas tant les aléas du monde externe à nous, que la façon dont on se laisse saisir ou bousculer par eux. Comment est-ce que je me laisse précisément déclencher par la couleur—primaire, secondaire, tertiaire... et au-delà. Comment, ensuite, je compose avec ses modes d'émission ; comment, enfin, se superposent-ils à des éléments d'information subjective me définissant si intimement.

Nous ne sommes que le reflet de la Création. Absolument compatibles avec Elle, car issus de sa matrice génératrice. La couleur est à la fois son potentiel, son influx et son principe. Elle est son liant—actif dans la fluidité des synergies, épanoui dans la richesse des harmonisations.

Laissons nous flotter dans son vocabulaire inné, inspirer par son langage d'enfant. Laissons-nous transformer en adéquation avec ce qui Est, qui Etait et qui Sera... et qui nous fait intégralement, sans concession, sans dégagement. Laissons-nous être Ce-que-nous-sommes. Dans l'Ordre énergétique—qui directement nous met en présence.

 Ak Mi, 9 oct. '20 - 8h31

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