les "peurs" thérapeutiques

Quelques images-stéréotypes—à propos de la psychanalyse :
  • Vais-je m'embarquer dans "ce bateau" ? Quels sont les risques encourus ? Pour aller où ? Et pour naviguer comment ?
  • "Le puits" de la psychanalyse, est-ce qu'on en sort ? Est-ce nécessaire ainsi de descendre, jusqu'à peut-être s'engloutir au fond ?
  • Le fond, est-ce l'arrivée : la finalité au sein d'un gigantisme sans repères autres que le "bain karmique" originel ? Ou plutôt est-ce le départ d'une régénérescence énergétique et symbolique, pour "repousser" différemment vers le haut : le dehors, le social, le solaire, l'action et l'altérité ?
Voulez-vous "vous connaître" ? C'est la question que vous devez vous poser. Initialement, elle peut paraître "courte"—à réponse immédiate et pliée. Mais en fait, cette question soulève une investigation humble, attentive et respectueuse de soi : une considération pour soi qui ne réduise pas les dimensions de l'être à ce que l'on connaît déjà mécaniquement de soi—à ce que l'on croit de soi, surtout.

Pour autant, la psychanalyse n'est pas là pour "tout déconstruire" non plus. ...
Etude pour mandala désynchronisé.
(akmi - crayon sur carton entoilé, 2019)
  • Elle s'impose souvent en cas de crise existentielle (quand les sens initiaux de la vie s'étiolent au profit des insatisfactions, des frustrations et des doutes) : ici, elle accueille "tout" ; elle réceptionne ce qui s'exprime, qui a besoin d'être entendu... compris et recontextualisé au sein d'une dynamique psychique nouvelle—reconsidérée, réorganisée et réhabitée ;
  • Elle peut séduire aussi en cas de recherche spirituelle, car son introspection non-biaisée nous parle de la nature vraie des contenus psychiques actifs en nous : en ceci, elle est simplement phénoménologique ; radicalement, elle s'intéresse au "phénomène humain" que nous sommes, et à celui que nous voulons ou aimerions bien devenir ;
  • Elle peut aussi vraiment être un recours direct en cas de difficulté identitaire et/ou relationnelle (familiale, conjugale, sociale ou professionnelle) ; qu'il s'agisse émotionnellement, de confusion, de fragilité, de négativité, d'inconfort ou d'agressivité,... jusqu'à observer une rupture—que ce soit dans l'estime de soi, ou dans celle de l'autre ; ... alors même que le lien humain de créativité se base sur la connaissance et la confiance mutuelles (la seconde étant souvent issue de la première) ;
La psychanalyse permet de recouvrer des repères—en bon ordre agencés. Pour cela, elle n'hésite pas à remettre en cause "le vieux", l'ancien, l'établi, pour résolument créer, refonder, du "nouveau".
Mais il est important de comprendre que tout ceci se passe à l'intérieur d'une seule et même séance : en effet, aucun patient ne repart "en vrac" ; une phase de reconstruction psycho-énergétique saine—avec des petits-pas de résolutions concrètes, vient systématiquement clore le processus d'analyse consciente, puis le voyage en alchimie infra-consciente.

Les craintes à se lancer dans une telle épopée ne sont qu'à la mesure de ce que l'on redoute de rencontrer "de soi". On a peur de soi, et seulement de soi. 
Sur ce point, la fondation de la psychanalyse transpersonnelle est "bonne"—car elle ancre son sens de la genèse humaine individuelle et collective sur le potentiel de la Lumière, sur le bienfondé de la Vie, sur une intention créatrice (s'il en est une) permettant le développent de processus éveillés—heureux et sensés. Ce que Jung appelle "Le Soi" n'est autre que cette complétude connaissante et lumineuse interne au patient, sur laquelle celui-ci s'appuie pour intuitionner le "vrai en lui"—celui en cours (dans une vision sans brutalité, ni concession), et celui à venir (pour mettre en place des solutions justes et adaptées).
Avec le sentiment intime du Soi en soi, on est rassuré(s).
La psychanalyse vise alors essentiellement à capter Le Soi en soi. A l'identifier et à se laisser insuffler par Lui—qui fait partie de soi.
La psychanalyse devient alors une prodigieuse histoire d'Amour entre soi et Soi. Entre l'ordinaire de soi, et l'immanence du Soi en soi.
On se fait du bien... pour jusqu'à "la fin".
Et on fait du bien aux autres par le seul fait d'être fondamentalement "bien" avec nous-même(s).
Car : on n'a plus peur. ...
Etre ou vivre son Soi nous dégage de la peur ambiante—intérieure, endogène, ou liée à l'environnement, exogène.
Je ne peux rien souhaiter de meilleur à qui que ce soit que la familiarité avec son Soi—dans l'expression première de sa créativité, de sa présence ou de son engagement.
Et je vous invite sur ce chemin—si vous n'y êtes déjà .)

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